TÉMOIGNAGE ÉMOUVANT D’UNE PARTICIPANTE SUISSE A 3 RETRAITES AVEC L’ÉQUIPE D’AYAHUASCA INTERNATIONALE.

Comment le mariage de l’Ayahuasca, intégration psycho-thérapeutique et le désir sincère d’approfondir amène à une compréhension de l’essentiel. 

« J’avais compris ce qu’était l’amour. J’avais compris que rien ne se quantifiait, qu’il n’y avait ni début, ni fin, ni heure, ni temps. Tout est maintenant. »


Mon expérience de la retraite du 31 décembre à Turin était peut-être l’expérience la plus belle, profonde et incroyable de mon existence. Il y a quelque chose de magique dans le fait de terminer un cycle et d’en recommencer un nouveau sous la bénédiction de Madre Ayahuasca.

Arrivée sur place après un voyage serein, nous avons été accueillis par des gens adorables. Le team d’Ayahuasca International prend toujours en compte le fait que plusieurs personnes vont avoir besoin de traductions simultanées et ils font vraiment un travail excellent au niveau des traductions. Après une nuit mouvementée sur le plan physique, émotionnel et spirituel, nous avons tous besoin d’intégrer notre expérience de façon fluide, et c’est là qu’il est important de pouvoir comprendre ce moment clé qu’est l’intégration. Cette retraite comptait plus de 50 personnes, et chacun vivait son expérience intensément. De mon côté, la première nuit, j’avais de la peine à lâcher prise. Peut-être était-ce la fin de l’année 2015, aussi éprouvante fut-elle, qui m’empêchait d’accéder à mes couleurs tant appréciées lors de ma première retraite quelques semaines auparavant. Mon corps faisait également des siennes et je ne me sentais pas très bien. Je ressentais trop d’énergie, mais était-ce la mienne ou celle des autres? J’étais dans le contrôle. Mais pourquoi donc? La réponse me vint le lendemain matin lors de l’intégration.

Lors de ma première retraite, mon intention était de trouver un équilibre entre mes pôles féminin et masculin. Grâce aux techniques incroyables utilisées au moment de l’interaction par Alberto Varela, qui était venu exceptionnellement participer à l’événement, ainsi que Darwin, en tournée européenne alors, nous étions entourés des meilleurs facilitateurs. Ces derniers ont pu débloquer des blocages enfouis chez certains qui se sont avérés extrêmement bénéfiques pour le reste d’entre nous. Il faut comprendre que lorsqu’on travaille à plusieurs, nous ne sommes plus des individus mais bel et bien un collectif, dont le but est de trouver les nombreuses clés et combinaisons perdues qui nous permettent d’ouvrir notre coeur, afin d’embrasser l’expérience sans aucune peur. L’exercice de préparation à la deuxième nuit d’ayahuasca a changé ma vie. Nous étions séparés en deux groupes, d’un côté ceux d’entre nous qui voulaient donner de l’amour, et de l’autre celui qui voulaient plutôt « en recevoir ». Les yeux fermés, le groupe qui voulait recevoir de l’amour interagissait avec celui qui ressentait le besoin d’en donner, dans un climat de confiance. Il n’était plus question de se fermer à l’expérience. Pour moi, la deuxième nuit allait être la plus incroyable de toute ma vie.

Et elle le fut.

Dans un climat tout d’abord très détendu, j’ai bu *la toma* et attendu. Je ressentais l’énergie de nous tous, unis dans le but de nous soigner afin de soigner le collectif. Cette nuit-là fut particulièrement mouvementée pour beaucoup d’entre nous. Certains semblaient passer par des moments plus difficiles que d’autres. J’ai purgé pour le collectif. Je n’étais plus une personne, un individu. Je n’étais plus moi. J’avais l’impression de recommencer un cycle à chaque fois que mon cerveau reptilien prenait le dessus. J’essayais d’analyser mon expérience, j’essayais de me souvenir de la richesse de mes visions, ce qui me ramenait à ma réalité physique et rationnelle. J’avais envie d’aller aux toilettes, j’avais froid, et j’entendais tout ce qui se passait dans la salle. Ce n’était pas très agréable mais j’avais confiance. Du moment pourtant où j’ai accepté ne plus être mon identité, j’ai pu laisser mon essence prendre le dessus.

Sur un fond musical de rêve, Darwin nous emmenait loin, très loin. Puis ce fut au tour d’Erik de prendre la relève.

Je vis une cité d’or magnifique, une vue en kaléidoscope de l’au-delà, un bateau fantôme qui représentait la mort se déplaçant majestueusement sur un océan. La mort, telle que je la vois dans ces visions, est une expérience magnifique. Il faut en quelque sorte, « mériter » de monter à bord. Il faut avoir lâché prise entièrement pour faire partie du voyage.

A un moment donné, j’ouvris les yeux, et vis le chaos, mais j’étais en confiance. Je ressentais un amour inconditionnel, pour tout ce qui m’entourait. Je refermais les yeux et vis une expérience de mon adolescence, troublante, que j’avais complètement oubliée depuis plus de 15 ans. Elle concernant mon père qui pleurait. Je l’ai alors appelé dans mon expérience pour lui dire ces mots que j’aurais dû lui dire alors, si j’en avais eu alors la sagesse : « C’est ok papa ». A ce moment-là, je crois que j’ai tout compris. J’ai pu débloquer une situation dont je n’étais même pas consciente jusqu’alors. Le reste de la nuit, je crois avoir ri plus que jamais dans ma vie.

Madre Ayahuasca, toujours tendrement, m’a aidé à comprendre qui j’étais, essentiellement. Tout ce que j’avais occulté et ignoré du mieux que je pouvais, depuis tant d’année. J’ai eu en une nuit, toutes les réponses voulues. Je me sentais apaisée, aimée et en sécurité. En fait j’ai senti que j’accédais à des secrets enfouis tellement anciens et pourtant rien ne m’était inconnu. Tant de gratitude est difficile à exprimer.

Le lendemain matin, l’équipe de facilitateurs nous a encore vraiment fait une intégration magnifique. Darwin intégra l’expérience d’une façon magique et belle. J’avais compris ce qu’était l’amour. J’avais compris que rien ne se quantifiait, qu’il n’y avait ni début, ni fin, ni heure, ni temps. Tout est maintenant. Le moment présent est tout ce qui compte. La confiance, c’est le moment présent. Il n’y a pas de dualité. Il n’y a que l’Amour. Un grand merci.

Alexia

 

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