TÉMOIGNAGE SUR LE VÉCU D’UNE EXPÉRIENCE AVEC LE BUFO ALVARIUS.

« Avec cette expérience… On retrouve la Foi. Je ne parle pas de foi religieuse mais de la Foi, véritable qualité transcendantale au même titre que la Sagesse ou la Connaissance. Pas une foi en des croyances ou des dogmes. etc… »

Bonjour, on m’appelle Patrick et je voudrais vous décrire mon expérience avec le Bufo Alvarius.

En ce mois de Juin de l’an 2017, j’ai fumé pour la seconde fois la substance enthéogène extraite du crapaud mexicain. Cet événement était meant to be. En effet, quelques temps avant, une ou deux semaines après ma première expérience, j’ai eu le signe, j’ai reçu le message que je devais réitérer l’expérience : je me trouvais dehors, dans mon jardin en train de repenser au Bufo, et me disant que je le refumerais bien l’été prochain ; une seconde après avoir pensé cela, j’ai entendu le croassement d’un crapaud à proximité…

J’y suis donc retourné. Un peu plus tôt que l’été officiel, c’est vrai. Mais pour moi l’été avait déjà commencé, car j’ai entendu chanter la première cigale bien avant le 21 Juin. Mieux que le calendrier, les premiers chants de cigales sont pour moi le signe certain que l’été a bel et bien commencé.

Bref, je suis retourné à Montcada, sur la route de florida (à la rue de la Fleur de Vie). Et j’y ai vécu la plus belle, la plus lumineuse, la plus colorée, la plus intense de toutes les expériences de toute ma vie.

J’ai inspiré cette longue, longue bouffée, et ma vue (ma vision subjective terrestre, pourrais-je dire) s’est troublée puis s’est perdue dans les méandres de l’infini.

Là, je me suis mis à crier, à crier, crier, crier. Je me suis senti comme imploser. Ou exploser. Ou les deux. J’étais ce qui explosait et l’explosion à la fois. Peut-être comme une supernova. Je me sentais comme une planète, un soleil, une étoile filante. Un super-super-super-super-super-saïen. Et j’ai crié, crié, crié. J’expirais toute ma puissance. Physiquement, ce sont les plus grands cris, les plus longues expirations que j’ai eus de toute ma vie. Je sentais mon être en expansion infinie. Je criais, j’exprimais mon infinie puissance, ma divinité, le plus longtemps et le plus fort possible. Bien sûr, mon corps était limité dans son expression de l’infinité. Je m’agitais en tous sens. J’étais pris de convulsions très, très fortes. On m’a dit qu’il a fallu s’y mettre à plusieurs pour neutraliser, ne serait-ce qu’un seul des membres de mon corps…

Je criais ma non-insignifiance. Je me libérais d’un profond mais faux sentiment d’infériorité. Et je criais « merci » et je criais « je t’aime » du fin fond de mon cœur – lequel n’a pas de fond en réalité.

Je pense que j’incarnais physiquement, mentalement, énergétiquement, sereinement (bien qu’en apparence, j’ai inquiété ceux et celles qui m’accompagnaient, m’entouraient et me protégeaient lors de la session, et que je remercie chaleureusement d’ailleurs), j’incarnais pleinement, la vibration primordiale, le Logos, la vibration de la conscience « logoïque ». Autrement dit : DIEU.

Je n’étais pas vraiment « conscient » de tout cela, de ce que faisait mon corps, de ce qu’il criait. Mon ego était complètement dissout. Je n’étais plus qu’être-té. J’étais vibration. Ceux qui m’accompagnaient m’ont décrit par la suite ce qui s’est passé et j’ai aussi des bribes de souvenirs, des sensations fugitives qui reviennent de temps en temps. Également grâce à l’Ayahuasca, j’ai pu me (re)voir, pendant l’expérience, d’un point de vue aérien. Du point de vue des frondaisons des platanes qui nous surplombaient. Ils étaient tellement… ils SONT tellement beaux.

J’écris ce témoignage seulement aujourd’hui, parce que je viens de me rappeler d’une sensation extraordinaire vécue sur le moment : j’écartais les bras, je devais avoir les yeux grand ouverts et « crier ma race » comme on dit en français, j’avais l’impression d’être une sphère d’écailles de toutes les couleurs, une sphère frémissante, bouillonnante même, comme une planète multicolore, je me sentais me propager dans son creux et m’étendre à sa surface en même temps, et à la fois je restais dans mon petit corps d’être humain, je pouvais toujours voir le ciel et mes amis en orbite autour de moi qui chantaient, leurs yeux remplis d’amour et de bienveillance posés sur moi. Cette mosaïque vibrante, ce réseau inextricable de couleurs instable, insaisissable, indescriptible… et ces chants merveilleux !

Lorsque je commençais à « reprendre connaissance » (je mets cette formule entre guillemets parce qu’à mon sens, c’est l’expérience du Bufo qui aide véritablement à reprendre connaissance), lorsque je commençais à redescendre sur terre, pourrais-je dire, à revenir dans mon corps donc, je voyais encore les feuilles de platanes briller de mille feux. Et je voyais mes amis dont mon frère assis autour de moi. Et ils chantaient, une douce, une si belle musique. Et ils me souriaient. On aurait dit des anges. Et ils brillaient eux aussi, de la même façon que brillaient les feuilles des platanes. Ils étaient si beaux… ils SONT si beaux, mes frères et mes sœurs. Et je pensais : « Ça y est, j’y suis, c’est le Paradis, la destination finale de toute âme. »

Pendant mon expérience, ils me demandaient : « Patrick, tu reviens quand ? » et je leur criais en réponse : « Jamais ! ». Je leur avais fait peur. Ils croyaient vraiment que je n’allais pas, que je ne voulais pas revenir. Je leur faisais peur parce que je criais et je crachais et je convulsionnais et je voulais m’arracher la peau. Mais je criais « Merci ! » et « Je t’aime ! » En vérité, je vivais la plus incroyable des expériences. Et je vis toujours la plus incroyable des expériences. Parce que ce « jamais » que je leur répondais ne signifiait pas que je ne voulais pas revenir, que je ne voulais plus les revoir, ni eux ni la terre ni ma vie d’être humain. Ce « jamais » signifiait et signifie que l’expérience du Bufo est là dans notre cœur, en permanence, pour ainsi dire. Ce « jamais » veut en fait dire que nous sommes déjà au Paradis, et que nous y serons pour toujours. Car Dieu existe pour toujours. Et nous sommes un avec Lui. Nous sommes Dieu. On existe pour toujours, que l’on soit un atome ou une montagne, un être humain ou une étoile… l’On est toujours.

Quand on vit ça, cette ouverture de cœur superlativement transcendantale, on est éternellement reconnaissant. Quand j’y repense aujourd’hui, je suis toujours reconnaissant d’avoir pu vivre cela. Et je suis également, avec la même intensité, reconnaissant de pouvoir vivre ma vie de Patrick, sur cette planète, ici et maintenant.

Je pense que si l’on est pas un tant soit peu attiré par la spiritualité, ou que l’on n’a pas déjà entamé un chemin de développement personnel, spirituel, il est difficile et tout à fait compréhensif qu’une personne dans ce cas n’ose pas, ou ne se sente pas appelée par, les médecines enthéogènes comme l’Ayahuasca ou le Bufo Alvarius. Seulement, quand on y est, quand on se sent appelé, – et cet appel est tout à fait naturel – , et que l’on accepte l’expérience et qu’on la vit, je pense qu’on comprend forcément… On retrouve la Foi. Je ne parle pas de foi religieuse mais de la Foi, véritable qualité transcendantale au même titre que la Sagesse ou la Connaissance. Pas une foi en des croyances ou des dogmes. Beaucoup essayent de prouver l’existence de Dieu, mais ce n’est pas quelque chose qui se prouve. Ça se sait, ça se ressent. Ce ressenti, c’est la Foi dont je parle. La connaissance universelle inscrite dans nos gènes depuis toujours, la Foi en qui nous sommes, la Foi en notre véritable identité, la Foi en une seule identité : celle du Grand Tout, l’identité unique de Dieu.

Enfin, avec l’Ayahuasca, et peut-être davantage avec le Bufo, sans aucune nécessité d’avoir lu la Bible ou la Bhagavad-Gita, on reconnaît, on comprend, on sait à nouveau, on se rappelle que la Vie est une musique qui ne se termine jamais. C’est la musique la plus belle, la plus douce et la plus terrible qui soit. Et l’on se souvient allègrement que nous dansons sur cette musique en permanence, que nous composons nous-mêmes cette musique et que nous incarnons la danse elle-même…

C’est le plus beau cadeau-souvenir que l’on puisse faire à un être (humain) : de le faire se rappeler d’où il vient, et où il va.

francophone@innermastery.es

Nous continuerons de publier des articles sur le Bufo Alvarius et des témoignages de personnes qui le testent. C’est un traitement que nous conseillons 100% à tous nos participants aux retraites d’Ayahuasca et / ou de Kambo.

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3 réflexions sur “TÉMOIGNAGE SUR LE VÉCU D’UNE EXPÉRIENCE AVEC LE BUFO ALVARIUS.”

  1. Bonjour,
    je dois dire que je suis impressionnée par le témoignage de Patrick sur son expérience avec le Bufo Alvarius. Il écrit bien car il fait passer l’émotion. Cette expérience est si intense, si troublante, elle donne envie d’être expérimentée. Merci beaucoup!
    Nadjah

    1. Bonjour Nadjah,
      Merci à vous pour votre retour!
      C’est une expérience qui est possible de vivre pour toute personne qui souhaite ouvrir plus son coeur et se découvrir différemment.
      Nous serions enchanté de vous recevoir!

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